2025-12-11 : Comment ai-je écrit Gingelys ?

Petit post pour vous expliquer ma méthode de travail, fort simple s’il en est.

Niveau des moyens techniques, rien de très compliqué :

Je tape principalement sur mon petit PC Thinkpad X250 qui doit avoir une dizaine d’années. Format 12 pouces, une batterie qui tient 12 ou 13 heures, c’est vraiment une super machine et le clavier est top. Bref, c’est nomade, c’est léger, c’est adapté pour taper des heures de texte.

Pour le logiciel, j’ai commencé la première moitié du roman avec LibreOffice (environ 40000 mots). Le problème c’est que taper des heures du texte noir sur des pages blanches c’est assez fatiguant pour les yeux.

Je suis ensuite passé sur un fichier markdown avec tout mon texte structuré pour les chapitres. En bas de fichier j’ai stocké toutes les informations nécessaires faciles à retrouver telles que mon glossaire, mes fiches de personnages, ma todo list, etc.

En gros : un seul fichier avec tout dedans.

Pour éviter de pleurer si j’avais une perte de données, je stocke tout sur mon cloud disroot avec Nextcloud. Comme ça je synchronise sur plusieurs PC et je peux travailler de plusieurs endroits. Je prends aussi l’habitude de faire des copies de mon fichier markdown à date (peut être tous les deux ou trois jours quand je bosse de manière régulière), si jamais j’avais un soucis de fichier corrompu (mais cela ne s’est jamais produit).

J’ai utilisé Ghostwriter pour taper en markdown. C’est vraiment cool, avec de base une assez bonne correction syntaxique et surtout le menu de gauche qui permet de naviguer dans les balises du fichier. Très rapide et pratique. Le mode concentration en plein écran est top et on a en plus des infos sur les nombres de mots, la vitesse d’écriture, etc.

J’ai eu un bug sur mon Thinkpad à un moment et je suis passé à Sublimetext, qui fonctionne bien aussi mais un peu moins fait pour taper du roman.

Dans les deux cas, on écrit avec des couleurs de base qui n’agressent pas les yeux, c’est important (enfin dans mon cas).

Une fois que j’avais fini la rédaction de tout le roman, j’ai tout copié-collé dans LibreOffice. J’ai remis en forme, modifié les tirets de dialogues, évité les double sauts de lignes. Bref j’ai rendu le document un peu plus sympa. Et puis après je suis passé en correction avec le plugin Grammalecte. Super bien, il est plutôt subtil et m’a beaucoup aidé, notamment pour les répétitions dans une phrase ou un paragraphe. La capacité de LibreOffice de proposer des synonymes est plutôt cool aussi pour essayer de trouver des alternatives à des répétitions un peu trop fréquentes.

Tous les logiciels que j’ai utilisé sont donc gratuits et pour la plupart open source (sauf Sublimetext).

Je n’ai pas utilisé Antidote, je n’en ai pas ressenti le besoin.

Après plusieurs relectures sur écran, j’ai imprimé le livre entier en A4 avec une marge de gauche étendue pour mettre des notes et remarques. C’est fou les fautes qu’on retrouve quand on relit un document papier. L’écran laisse passer pas mal de boulettes (d’ailleurs il est fort probable que ce post en ait quelques unes).

Voilà un peu pour la façon dont j’ai écrit Gingelys. Je n’ai parlé ici que de l’aspect technique, pas de comment j’ai inventé l’histoire. Ce sera peut être le sujet d’un autre article !

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